What Sound ? C’est le temps by YaPoin dans Luxuriant

Artiste : Thierry Cordier (Fr)
Album : C’est Le Temps
Genre : Chanson

Difficile de résumer en cinq lignes l’actualité de Thierry Cordier. Cet acharné est un vrai boulimique et ne s’arrête jamais : deux morceaux ont été publiés avec un livre fin novembre 2012, C’est Le Temps vient de sortir sur une compilation tirée à 13.000 exemplaires, et à l’heure où je finis cet article, Thierry le joyeux luron s’offre une semaine d’enregistrement en studio et un clip se profile…
On reconnait aussi Bashung, Gainsbourg, Miossec dans ses univers proches mais soyez un peu curieux, je ne vais pas tout vous dévoiler, non ?

YaPoin pour What Sound ?
Luxuriant n°29 – Février Mars 2012

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Ecoutez les titres « C’est le temps » et « Longwy la Nuit »

C’est le temps, la nouvelle chanson de Thierry Cordier

Un nouveau titre de Thierry Cordier est toujours un évènement tant l’artiste est peu prolixe en la matière. Mais chacune de ses sorties sont des interrogations… sur quels chemins va-t-il nous transporter ? dans quelles ambiances allons nous plonger ?

Avec cette nouvelle version de C’est le temps, titre qui figurait sur son premier album, 1./kri/, Thierry Cordier aborde un univers que l’on ne lui soupçonnait pas vraiment… enjoué, chaleureux, chaloupé et cuivré. C’est pourtant l’essence même de cette chanson composée simplement pour guitare et voix comme un hymne sociétal d’un monde moderne et consommateur d’illusions.

Réalisé par Yann Klimezyk (ex My Pollux) et enregistré à Mon Studio (Nancy), C’est le temps est coloré des cuivres du Magic Dub Skatalog All Stars et du Flying Orchestar. Une production spontanée où l’on retrouve le phrasé si particulièrement chanté ou parlé de l’artiste avec les mots et les phrases ciselées d’un auteur à texte rare.

C’est le temps est à découvrir sur les principales plates formes de téléchargements, il est sorti en décembre et janvier en éditions spéciales sur support CD à 13 000 exemplaires.

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C’est le temps, nouvelle version ?

Thierry Cordier préparerait-il une nouvelle version du titre phare de son premier album « C’est le temps » ?

Des contacts ont été pris avec des musiciens, réservation d’un studio, distribution d’un projet spécial, …

L’artiste avait déjà confié avoir l’envie d’une adaptation plus acoustique de cette chanson que nous ne manquons pas de vous faire partager dans sa version originale.

Comme d’habitude adaptée par Thierry Cordier… THC is on my way !

La récente sortie en salles du film Cloclo et l’engouement envers l’infatigable Claude François, nous permettent de reparler d’un titre presque confidentiel en toute fin du dernier album de Thierry Cordier, une adaptation du titre « Comme d’habitude » qui compte plus de 70 versions.

Bien plus qu’une reprise, l’adaptation de cette chanson mythique se mêle dans l’univers de Thierry Cordier pour se faire une place dans son intérieur.

Pourquoi le choix de ce titre ? Pourquoi une reprise dans [MON INTERIEUR] ?
Le terme adaptation serait plus exacte… je voulais me prêter à cet exercice dans ce nouvel album, adapter une chanson à mon univers et pouvoir la vivre de l’intérieur comme si je l’avais moi même composée. Je n’ai pas pour habitude de jouer les chansons des autres, je n’en connais que quelques unes d’ailleurs que je serais capable de jouer en m’accompagnant à la guitare. J’ai cherché du côté de Bashung, Charlélie ou Dutronc et le défi d’une énième version de Comme d’habitude est venu à moi. J’ai testé le titre avec un fichier midi puis commencé à travailler les arrangements, à personnaliser l’ambiance, mémoriser le texte… me l’approprier. L’idée de traiter la chanson en duo comme une histoire de couple s’est imposée rapidement dans l’adaptation. J’avais en tête un film noir et blanc, comme des photos de Doisneau, matins parisiens gris, col relevé.\r\nIl a fallu un certain temps pour obtenir les autorisations des proches de Claude François et des éditions Warner Chapell pour produire le titre et le voir figurer dans [MON INTERIEUR].

Fan de Cloclo ? Toute une histoire
Enfant, j’achetais ses 45 tours d’occasion dans un café quand la personne venait ré-approvisionner le juke box et je guettais ses apparitions avec ses danseuses en regardant le Hit Parade d’André Torrent sur RTL Télévision. A 9 ans, j’ai gagné un concours de chant en colonie en interprétant « le Lundi au Soleil » accompagné de cinq jeunes clodettes. Je me rappelle m’être versé une bouteille d’eau en coulisse sur la tête juste avant de monter sur scène pour simuler la sueur et retirer ma chemise pour la jeter dans le public !

Ecoutez l’adaptation

Thierry Cordier : « La nouvelle scène est là »

Noir, c’est noir.

Bienvenue dans l’univers de Thierry Cordier, artiste incontournable de la scène longovicienne. Trente ans d’expérience ont fait de lui un multi-instrumentiste confirmé et surtout, un compositeur inspiré.

Sa musique est dans l’esprit de Bashung : une écriture à l’encre grasse, sur des feuilles de nuit blanche. « L’excitation des sens », résume Thierry.

En octobre, Thierry Cordier sera sur la compilation Longwy city rocker’s, avec son titre Longwy la nuit. Lancé par le centre social, le CD va réunir une quinzaine de groupes longoviciens. Thierry fera figure de parrain, avec d’autres cadors de la scène locale. « Je ne sais pas si on peut dire ça, corrige l’intéressé. Disons que ça me fait plaisir de voir des groupes émerger et d’apporter quelques conseils. »

Réseau d’artistes
Le principal attrait du projet saute aux yeux pour ce passionné de la vie locale : « Montrer le renouveau de la scène musicale à Longwy. » Revenu de Paris en 1987, Thierry a vu tous les groupes se succéder. « La scène longovicienne a connu des hauts et des bas. Mais depuis deux ans, il y a un élan incontestable, avec des groupes de qualité et une bonne communication entre artistes. »
De quoi rappeler les meilleures périodes pour la musique dans le Pays-Haut : « À la fin des années 80, il y avait une vraie scène aussi, évoque Thierry. Une association d’artistes avait même vu le jour. « Aspro Rock ». Les gens se souviennent encore du concert mythique dans les remparts… » Puis le souffle est retombé, malgré quelques formations phares des années 90, comme les Last Prophecy.

« Tout part du local du centre social »
«Le dynamisme dépend du local rock du centre social, souligne Thierry Cordier. Depuis trente ans, tout part de cette salle de répétition. En 78, quand j’étais au lycée, nos repèt’ étaient déjà là-haut… » Aujourd’hui, Thierry joue dans son studio. Entouré de guitares, de pianos et de tables de mixages, il a tout ce qu’il faut pour composer chez lui. «Je suis un type des studios, explique Thierry. J’aime les chansons abouties, je compose comme un mathématicien.»
Un travail et une qualité d’écriture qui se ressentent bien dans son dernier album, [Mon Intérieur]. « À Paris, j’ai puisé des influences variées. J’étais dans les studios où tous les groupes se croisaient. » Aujourd’hui, la façon de travailler est différente. Beaucoup de musiciens ont des studios chez eux et lancent de la musique à tour de bras sur internet. « Chacun a son Myspace, constate Thierry. La diffusion n’est plus réservée à une élite. »
Le revers est inévitable : les artistes ont plus de mal à sortir du lot, de cette « forêt » du web. D’où l’importance d’un projet comme la compilation Longwy city rocker’s. Le travail professionnel en amont assure une qualité et un esprit.
«Ça sera une photo de la scène longovicienne en 2011, explique Thierry. Ce qui est génial, c’est cette communication entre les groupes.»

Républicain Lorrain 19/08/2011

KR Home Studio, l’intérieur de Thierry Cordier

Keyboards Recording home-studio
Janvier 2011

Le velours habite la voix plus encore qu’il ne l’habille, la chaleur du feutre semble presque consumer les compos mêmes… c’est vrai qu’il est bien cet intérieur…. Mais il ne s’agit pas de l’intérieur, celui qui est équipé d’un canapé, non, celui-là, c’est l’Autre intérieur. Et on se sent si bien accueilli, dans le partage d’une intimité dont la douceur sait s’épicer d’arcs électriques et d’ironie (j’aime beaucoup ce morceau calme nommé « Secouez-moi »), qu’on y reste ! si bien, là, dans son FORT intérieur.

Olivia Clain